black dead arm esca maladies du bois

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Pas de transmission des champignons par les outils de taille

Les champignons impliqués dans les maladies du bois (esca, eutypiose) ne se propagent pas par les sécateurs selon diverses études menées par l’IFV, l’INRA de Montpellier et de Bordeaux.
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La protection des plaies de taille

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Maladies du bois

Principaux résultats acquis

Cycles biologiques des champignons de l'esca et du black dead arm

La connaissance du cycle biologique de chacun des champignons est déterminante pour trouver des méthodes de lutte à l’égard des maladies du bois. Les tests de réceptivité et l’étude de la microflore des plaies de taille ont montré leur rôle dans la pénétration de Phaeoacremonium aleophilum dans la plante. Les périodes pour lesquelles ils contaminent les plaies ont été identifiées et correspondent à des périodes pluvieuses situées avant ou après la saison des pleurs. L’expérimentation a permis également d’identifier d’autres voies de pénétration potentielles de ce champignon (plaies de rognage, d’effeuillage et d’éclaircissage…). Concernant Phaeomoniella chlamydospora, il a été montré par des tests de réceptivité qu’il était capable de pénétrer par les plaies de taille après la période des pleurs, et semblait capable de provoquer des infections à partir de plaies provoquées lors des opérations en vert.

Rôle de la pluie dans la pénétration des plaies de taille par les ascospores d’Eutypa lata

Outre son rôle décisif dans le déclenchement de la sporée, l’eau a une fonction prépondérante dans la migration des ascospores dans les tissus sous-jacents à la plaie. Elle permet aux spores de migrer profondément dans la plaie. Elles sont localisées surtout dans les tissus ligneux situés entre le 6ème et le 15ème millimètre. Ce résultat a pour conséquence de revoir la méthodologie utilisée pour évaluer l’efficacité de produits en protection des plaies de taille (méthode CEB n°155, 2006). De plus, la protection des plaies de taille par un produit chimique appliqué par pulvérisation devient illusoire.

Identification des micro-organismes chez de jeunes plantes en voie de dépérissement

Les études menées depuis la fin des années 80 ont porté sur l’analyse de ceps âgés montrant la présence de plusieurs champignons impliqués dans le syndrome de l’esca ou du BDA. Vu la difficulté de reproduire les symptômes foliaires dans les conditions contrôlées, nous avons mis en place un programme portant sur l’analyse microbiologique de jeunes plantes (entre 2 et 6 ans) montrant des symptômes foliaires caractéristiques des maladies du bois. Notre mission est d’identifier les agents pathogènes intervenant dans les premières phases de la maladie. L’analyse de telles plantes révèle surtout la présence des Botryosphaeriaceae. Les champignons de l’esca sont rarement rencontrés.

Dynamique de l’expression des symptômes

Ce réseau constitué de 17 parcelles a permis de noter la variabilité de l’expression des symptômes de l’esca et du BDA entre les années au niveau des parcelles et des ceps. Cette irrégularité dans leur manifestation entre les années semble être liée aux conditions climatiques dont les paramètres restent à définir. Une notation plus fine au niveau des ceps permet d’infirmer deux des hypothèses pouvant expliquer la fluctuation des symptômes : la mortalité de parties malades ou leur élimination par le viticulteur. Ce réseau a permis de montrer des différences entre les faciès esca et BDA au niveau de la date d’apparition des premiers symptômes, puis de leur évolution pendant la période végétative. D’une manière générale, les symptômes de BDA apparaissent plus tôt en saison et augmentent de façon régulière pendant toute la période végétative, quelles que soient les conditions climatiques. L’élévation des températures semble un des facteurs-clés déclenchant les symptômes de BDA. Concernant la forme lente de l’esca, il est actuellement difficile de dégager les facteurs permettant son expression.

Identification des facteurs agronomiques influençant l’expression des symptômes

Le suivi a été réalisé sur une parcelle de Sauvignon du réseau fluctuation des symptômes située dans les Costières de Nîmes. Il a montré que le confort hydrique observé sur l’ensemble de la parcelle ne permet pas d’incriminer la contrainte hydrique comme facteur explicatif de l’expression des symptômes.